Le demi-frère

Une fiction un peu différente de Twilight

Chapitre 15 : Amoureux…

Classé dans : Le demi-frère — 19 avril, 2013 @ 21:30

Jasper POV

Ma nuit a été horrible, un vrai désastre, j’en ai passé une partie à pleurer l’autre à essayer de me calmer. Je sais qu’Alice a mal dormi elle aussi.

Je veux mourir parce que ce matin Alice ne partira pas tant qu’Edward et moi n’aurons pas eu cette fameuse discussion. Je le sais et j’en suis malade. Je ne sais pas ce qui m’effraie, je n’arrive pas à comprendre, c’est comme si je plongeais dans l’inconnu.

Si bien que lorsqu’elle essaye de me sortir du lit, je suis presque trop agressif mais voilà, ce n’est pas Alice mais Edward, Edward avec le petit-déjeuner, Edward qui ne s’est pas changé et qui est allé courir. Edward dont l’odeur m’excite tant.  Mon cœur s’emballe.

Il veut partir, mais je le retiens, et là, il se passe un truc incroyable. Je n’en reviens pas.

Il se prosterne devant moi, comme s’il attendait que je décide. Il m’offre le paradis, le sait-il seulement ?

Merde ! Mon cœur se réveille brutalement, mon corps aussi.

Alice nous laisse seuls, et s’enferme dans la salle de bains, on a au moins une demi-heure, même plus, devant nous. Il faut que j’en aie le cœur net.

D’abord je veux savoir ce qu’il vient faire la nuit dans ma chambre. La réponse me liquéfie. Je pousse mon avantage un peu plus loin, il semble être réceptif. J’insiste mais il panique.

Il finit par s’enfuir dans sa chambre, je le suis, il veut me faire écouter de la musique. Qu’ai-je à perdre ? Du temps ? Sinon quoi d’autre ?

Là je suis sans voix.

Dire que sa musique est belle serait ne pas lui rendre justice, c’est sublime, majestueux. Je sais que c’est lui les a écrites. J’ai brusquement peur de ne pas être à l’origine de l’amour qui transpire dans chaque note, j’angoisse à l’idée que peut-être il ne joue pas pour moi, que je ne suis rien.

Quand il s’arrête, je ne peux pas bouger, ni parler, j’ai du mal à redescendre sur terre. C’était presque comme si mon âme avait joui de l’entendre.

Mais quand il m’avoue avoir écrit ces morceaux pour moi, je relâche finalement la respiration que je retenais.

Je me poste entre lui et son piano, je veux qu’il sache ce que je ressens moi aussi, pas par la musique, mais par les gestes, je suis plus doué de ce côté-là. Mais alors que j’allais me pencher vers lui pour l’embrasser, il se jette sur moi, m’enlace et fond en larmes.

Merde ! Pourquoi on n’a pas fait ça avant, pourquoi je ne lui ai-je jamais dit la vérité. Je me sens si nul, on a souffert tous les deux pour rien.

Alice doit partir, ça m’arrange j’ai des choses à dire à Edward et aussi à faire. Mettre les choses au clair !

Au passage j’ouvre toutes les fenêtres, j’adore faire entrer les bruits de la forêt à l’intérieur, c’est si reposant.

Mais à peine Alice a-t-elle passé la porte que le téléphone sonne. Félix !

Une poussée de rage me submerge. Il veut parler à Edward, pas question ! Il m’appartient ! Je ne veux pas qu’il puisse le toucher, rien qu’imaginer ses sales pattes sur le corps d’Edward me donne envie de vomir.

Mais je passe quand même le téléphone à Edward qui semble surpris mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Je ne vais pas abdiquer sans me battre, c’est impossible ! Ce n’est pas dans mon caractère ! Je suis celui qui décide, celui qui dicte les règles du jeu, celui qui domine !

Alors pendant qu’Edward parle avec Félix, je me penche vers lui et je l’embrasse. Et même si l’idée qu’il me repousse m’a traversé l’esprit je n’hésite pas, mais la réaction d’Edward est encore mieux que je ne l’avais espérée, il s’abandonne sous ma bouche, sous mes mains.

Il est de plus en plus difficile à Edward de rester concentré sur la conversation de Félix, je peux sentir à travers son pantalon que mes mains lui font plus que de l’effet. Je suis au septième ciel, je ne peux plus reculer, il faut que je sache.

D’un coup sec je descends son pantalon et son boxer, je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi beau. Ma gorge se serre douloureusement, je ne peux pas croire à ma chance.

J’ai envie de le goûter juste pour voir, il crie, ferme les yeux, c’est un véritable plaisir des sens.

Edward me tend le téléphone, il tremble, se contrôle de plus en plus difficilement. J’adore !

Alors que je vais raccrocher, je pense à Félix à l’autre bout du fil, il veut Edward ? Je vais lui montrer de quel bois je me chauffe, du coup je l’invite à rester en ligne, je veux qu’il sache qu’il est hors course.

Edward ouvre de grands yeux mais ne dit rien, il semble se plier à ce que je veux, docile.

J’insiste, je veux que tout le monde comprenne, Edward, Félix et tous ceux qui croiseront notre chemin.

Mon estomac se vrille parce qu’Edward n’a pas hésité une seconde, il s’est abandonné à mon bon vouloir, m’a laissé maître de la situation, il est parfait.

Non, il est plus que ça, vraiment plus que ça ! Il m’offre le nirvana, et il ne le sait même pas. Félix doit être fou de rage, et moi je sens mon cœur se gonfler encore plus qu’il n’est possible. Je suis l’homme le plus heureux de la terre, de l’univers !

Quand Edward me demande ce qu’il doit faire, mon esprit a un black-out, je suis incapable de penser. Et puis j’entends un bruit léger, un tintement, son piercing.

Je sais ce que je veux, et je le veux maintenant !

Je ne sais pas réellement à quoi m’attendre, comment Edward va-t-il réagir ? Après tout, il est novice, il vient de me l’avouer, mais d’un autre côté, il semble être réceptif, très réceptif même.

C’est exactement ce que à quoi je m’attendais, le bonheur suprême. Jamais personne ne m’avait donné autant de plaisir même Tom qui excellait pourtant en la matière. En fait je réalise brusquement que c’est les sentiments que j’éprouve pour lui qui rendent les choses si différentes, ce que je lis dans son regard me fait autant d’effet que sa bouche sur ma bite. Il me suce avec tant de passion et de tendresse que j’ai du mal à ne pas venir tout de suite. Ses mains sont magiques, sa langue prodigieuse et son piercing absolument, exceptionnellement féerique.

Et j’explose, il avale, me savoure, personne ne m’a jamais regardé avec autant de dévotion et d’admiration. Je veux qu’il sache, qu’il partage mon plaisir, je veux le posséder là, maintenant, sans attendre.

Il se laisse faire, je le retourne, me colle à lui. C’est grisant, encore plus quand je me rends compte qu’il me fait une confiance absolue, il est prêt à me laisser faire de lui ce que je veux sans aucune restriction, c’est comme s’il n’avait pas de volonté propre mais que j’étais sa volonté.

Il est parfait, absolument édifiant.

Mais avant de lui faire l’amour, j’ai besoin de parler à Félix, alors je caresse Edward pour le soulager. Il jouit dans ma main en hurlant mon prénom, c’est une sensation euphorisante.

Je le renvoie dans sa chambre, j’irai le rejoindre après.

Je sens la colère monter au plus profond de moi quand je m’aperçois que Félix nous espionne et qu’il m’a vu avec Edward, non pas que ça me gêne, mais j’aurai voulu pour la première fois de ma vie, égoïstement, garder le souvenir d’Edward dans l’extase juste pour moi.

Je le congédie avec autant de douceur que je suis capable, mais c’est difficile, je crois qu’il vient de comprendre que mes sentiments pour Edward sont profonds, et véritables. J’ai une bouffée de panique qui m’envahit, l’angoisse de l’amour, suis-je capable d’aimer ? Où bien suis-je comme ma mère ?

Je n’en sais rien, mais pour l’instant je ne veux plus me poser de questions inutiles, il y a au troisième étage, un type, beau à couper le souffle, qui m’attend. Je grimpe les marches, quatre à quatre, et j’entre dans sa chambre sans m’annoncer.

Il est assis à son piano, les yeux fermés, ses longs doigts posés sur les touches en ivoire mais ne joue pas. Dès qu’il m’entend, il ouvre les yeux et plante son regard dans le mien.

 

C’est incroyable tout ce qu’il peut me dire avec ses yeux, il ressemble à un enfant en totale admiration devant sa mère, son regard déborde d’amour, d’adoration, et de je ne sais quoi d’autre qui m’effraie, est-ce pour moi ? Suis-je à la hauteur de ses attentes ?

Pour avancer, il faut se remettre en question, sans arrêt, et aujourd’hui c’est à mon tour. Je secoue la tête pour reprendre mes esprits, il suit chacun de mes gestes et visiblement attend que je lui demande de bouger pour venir me rejoindre.

Soumis dans l’âme, sans même sans rendre compte, cet homme est fait pour moi !

 - Viens t’assoir avec moi Edward !

Je lui désigne le lit sur lequel je viens de m’assoir. Il se lève aussitôt, je peux voir qu’il est encore mouillé de sa douche, et qu’il ne porte qu’une serviette autour de sa taille. Ça me suffit pour de nouveau avoir envie de lui, juste l’idée de le savoir nu sous sa serviette m’excite.

Il s’assoit juste à côté de moi, mais ne me touche pas, c’est bien, j’ai presqu’envie de lui sauter dessus mais je dois me faire violence pour me calmer, et ne pas oublier qu’il est novice. Je crois qu’une bonne douche pour moi aussi s’impose, ça va refroidir mon ardeur.

 - Je vais prendre une douche, allonge-toi en m’attendant !

Il acquiesce, son corps se tend vers moi et j’en profite pur l’embrasser tendrement. La douceur avec laquelle il me répond me fait littéralement fondre et un gémissement m’échappe involontairement. Il faut que je me lève sinon, je vais finir par le violer, il ne se rend pas vraiment compte de l’impact qu’il a sur moi.

Il grogne de frustration quand je le repousse mais se laisse faire.

 - Je reviens dans cinq minutes ! Allonge-toi !

Cinq minutes qui durèrent plus d’une demi-heure, je n’arrivais pas à me calmer, en fait j’étais paniqué par l’intensité du regard d’Edward. Je n’avais jamais imaginé un jour que je puisse être l’objet de tant de dévotion. Je n’étais pas sur de pouvoir être à la hauteur de toutes ses espérances. Je ne savais même pas ce qu’il attendait de moi, bien sur j’avais une petite idée, j’avais compris qu’il comptait sur moi pour être l’homme fort du couple et ça ne me dérangeait absolument pas, c’était dans mon caractère mais au-delà de ce trait de ma personnalité, j’avais du mal à saisir le message muet qu’il me lançait.

Autant j’aimais dominer mes partenaires sexuels, autant, dans la vie quotidienne, je détestais les gens sans caractère et lâches. Edward ne m’avait pas paru entrer dans cette catégorie pourtant ce matin, il avait semblé bien conciliant et la lueur dans son regard me dérangeait.

Quand enfin je pris conscience que j’étais sous la douche depuis plus d’une demi-heure, je laissais de côté toutes mes préoccupations métaphysiques pour me concentrer sur le superbe spécimen mâle qui devait m’attendre de l’autre côté de la porte.

Je me surpris à essayer de l’imaginer sur le lit, il avait enlevé sa serviette donc il était nu, probablement en érection parce qu’il se languissait de moi, peut-être même était-il entrain de se masturber parce que j’avais été trop long. Il ne m’en fallut pas plus pour que je sois de nouveau au garde à vous et que mon cœur cogne fort dans ma poitrine.

En deux secondes j’avais oublié le comportement étrange d’Edward pour le savourer pleinement. La vie est parfois bizarre.

 

Pendant un instant je restais interdit, il s’était allongé sur le lit et s’était endormi en m’attendant. Sa serviette s’était détachée, certainement quand il s’était retourné sur le ventre, et je pouvais à présent voir ses fesses nues et musclées. Le spectacle me fascinait, son dos se soulevait au rythme de sa respiration régulière, je sentais le désir m’envahir encore un peu plus et malgré moi un grognement m’échappa. Edward remua dans son sommeil, repliant une jambe me laissant ainsi une vue exceptionnelle. N’y tenant plus je m’avançais vers le lit avec la ferme intention de lui faire découvrir les joies de l’amour.

 

2 commentaires »

  1. Passagère dit :

    Coucou,

    Je suis ravie que tu continues cette histoire sur ce site, j’avais déjà l’hbaitude de lire tes ifctions fanfiction mais quand elles ont été supprimes j’étais bien triste et je ne pense pas à être la seule dans ce cas ! :) . En tout cas ne te laisse pas avoir par les commentaires désobligeants de certaines personnes ! tu écris super bien en tout cas ! bravo

  2. Inès dit :

    Un grand merci pour cette suite, je voulais vraiment relire cette magnifique fiction que tu as écrit !!!
    MERCI !!!!!!!!
    Inès

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